Un signal d’alerte simple
Quand une organisation sent que ses décisions ralentissent, le réflexe est souvent d’ajouter un comité de plus, un reporting supplémentaire, une étape de validation en amont. La logique semble solide : plus de contrôle devrait donner plus de clarté. En pratique, c’est souvent l’inverse qui se produit.
Pourquoi la gouvernance grossit toute seule
Chaque comité ajouté répond, au moment où il est créé, à un vrai problème ponctuel. Mais rares sont les organisations qui reviennent ensuite en arrière pour supprimer un comité devenu inutile. La gouvernance s’empile par couches successives, sans qu’aucune ne soit jamais retirée. Au bout de quelques années, personne ne sait plus vraiment pourquoi telle validation existe, mais personne n’ose la supprimer non plus.
Comment repérer que la gouvernance est devenue le problème
- Un même sujet doit être présenté à plusieurs instances qui, en réalité, décident la même chose
- Les porteurs de projet préparent leurs supports pour rassurer un comité plutôt que pour éclairer une vraie décision
- Le temps passé à préparer les validations dépasse le temps passé à exécuter ce qui a été validé
Simplifier sans perdre le contrôle
L’enjeu n’est pas de supprimer la gouvernance, mais de la faire correspondre à la réalité des décisions qui comptent vraiment. Cela suppose de distinguer ce qui nécessite un vrai arbitrage collectif de ce qui peut être tranché à un niveau plus bas, avec un simple compte rendu a posteriori plutôt qu’une validation préalable.
Ce sujet complète qui décide quoi ? structurer la gouvernance SI pour éviter les coûts invisibles. Ce type d’intervention est détaillé sur la page Interventions.